📝EN BREF
- Les symptômes physiques d'une insuffisance en vitamine D peuvent inclure des muscles endoloris, des os douloureux, des performances physiques réduites, un mauvais sommeil, la perte de cheveux et des blessures qui guérissent lentement
- Vous pouvez également souffrir de troubles du sommeil, de fatigue, de vertiges, d'un risque accru de démence et de dépression, d'une prise de poids, d'infections récurrentes et d'un fonctionnement cognitif réduit
- La vitamine D joue un rôle dans presque tous les systèmes corporels, notamment dans la lutte contre les maladies virales et bactériennes telles que le rhume, la grippe et le COVID-19
- La seule façon de connaître votre taux sérique est de faire un test sanguin. Si vous choisissez de prendre un complément avec de la vitamine D3, il est important d'inclure du magnésium et de la vitamine K2 MK-7 pour atteindre des taux optimaux et améliorer votre santé cognitive et cardiovasculaire
🩺Par le Dr. Mercola
La vitamine D régule l'expression de centaines de gènes et elle fait partie intégrante des fonctions biologiques qui affectent chaque système corporel. Comme vous le verrez dans cette courte vidéo, une insuffisance ou une carence en vitamine D peut déclencher plusieurs symptômes généralisés qui sont peut-être associés à d'autres problèmes de santé.
On l'appelle aussi la vitamine du Soleil, car votre peau fabrique de la vitamine D lorsqu'elle est exposée aux rayons ultraviolets du Soleil. La vitamine D remplit de nombreuses fonctions dans l'organisme, notamment le maintien de taux adéquats de calcium et de phosphate, essentiels à la minéralisation normale des os.
Elle contribue à réduire l'inflammation, nécessaire à la modulation de la croissance cellulaire et de la fonction immunitaire. La vitamine D impacte également les gènes qui contribuent à réguler la différenciation et l'apoptose des cellules.
Le principal indicateur de votre taux de vitamine D est la 25-hydroxyvitamine D (25OHD). Les données recueillies dans le cadre de la National Health and Nutrition Examination Survey en 2005-2006 ont montré une prévalence de la carence de 41,6 % au sein de la population américaine. Cependant, comme je le dis plus loin dans cet article, jusqu'à 80 % des personnes peuvent présenter une carence en vitamine D.
Il est important de noter que la façon dont la mesure de l'insuffisance et de la carence est définie dépend des concentrations sériques utilisées. Certains chercheurs utilisent un taux de 20 nanogrammes par millilitre (ng/ml) ou 50 nanomoles par litre (nmol/l). L'unité ng/ml est la plus fréquemment utilisée aux États-Unis et la nmol/l est la norme en Europe.
Cependant, GrassrootsHealth Nutrient Research Institute recommande des taux de concentration sérique en vitamine D allant de 40 à 60 ng/ml ou de 100 à 150 nmol/l. À ces taux, le nombre de personnes susceptibles de présenter une carence en vitamine D serait nettement plus élevé.
Les 14 signes d'une éventuelle carence en vitamine D
Pendant la saison du froid et de la grippe, et avec la pandémie de COVID-19, il est essentiel de maintenir des taux sains de vitamine D pour contribuer à réduire le risque de maladie virale et bactérienne. Un test sanguin est le meilleur moyen de déterminer votre taux de vitamine D. Toutefois, voici quelques symptômes qui peuvent indiquer que votre taux est faible.
1.Muscles douloureux — près de la moitié des adultes sont touchés par les douleurs musculaires. Les chercheurs pensent que la plupart d'entre eux sont carencés en vitamine D. Certaines études ont suggéré que les nerfs possèdent des récepteurs de la vitamine D qui impactent la perception de la douleur. Dans un modèle animal, la recherche a démontré qu'une alimentation déficiente en vitamine D peut induire une hypersensibilité musculaire profonde qui n'est pas associée à de faibles taux de calcium.
2.Os douloureux — la vitamine D régule le taux de calcium dans votre corps, nécessaire pour protéger la santé des os. Une carence en vitamine D peut entraîner un ramollissement des os, appelé ostéomalacie. Cela peut être un précurseur de l'ostéoporose.
3.Fatigue — il s'agit d'un symptôme commun à toute une série de problèmes de santé différents, y compris la privation de sommeil. Les chercheurs ont découvert que la supplémentation des patients cancéreux souffrant de fatigue peut atténuer leurs symptômes.
Dans une étude portant sur 174 adultes souffrant de fatigue et de problèmes médicaux stables, les chercheurs ont constaté que 77,2 % d'entre eux présentaient une carence en vitamine D. Après avoir normalisé leurs taux, les symptômes de fatigue ont été nettement atténués.
4.Diminution des performances musculaires — la carence en vitamine D est aussi fréquente chez les athlètes que chez les autres. La vitamine D est cruciale pour le développement, la force et les performances des muscles. Les personnes âgées qui prennent un complément de vitamine D présentent un risque réduit de chute et de meilleures performances musculaires.
La correction par une supplémentation orale ou une exposition sensible au Soleil peut réduire les symptômes des fractures de stress, les douleurs musculo-squelettiques et les maladies fréquentes. La vitamine D a également un effet direct sur les performances musculaires. Dans un article du Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons, l'auteur a écrit :
« Des taux sériques plus élevés de vitamine D sont associés à une réduction des taux de blessures et à une amélioration des performances sportives. Dans un sous-ensemble de la population, la vitamine D semble jouer un rôle dans la force musculaire, la prévention des blessures et les performances sportives. »
5.Santé du cerveau — dans votre cerveau, la vitamine D est également essentielle. Les symptômes de carence peuvent inclure la démence causée par une augmentation de la bêta-amyloïde soluble et insoluble, un facteur dans la maladie d'Alzheimer. La recherche a également trouvé un lien avec la dépression qui pourrait être associé à la fonction de la vitamine D qui tamponne des taux plus élevés de calcium dans le cerveau.
Une carence en vitamine D chez les femmes enceintes peut augmenter le risque d'autisme et de troubles de type schizophrénique chez le bébé. Une étude sur les personnes atteintes de fibromyalgie a révélé qu'une carence en vitamine D était plus fréquente chez les personnes souffrant d'anxiété et de dépression. Une autre s'est penchée sur la carence en vitamine D chez des sujets obèses et il a été découvert une relation entre de faibles taux de vitamine D et la dépression.
6.Sommeil de mauvaise qualité — le mécanisme associant la vitamine D et la mauvaise qualité du sommeil n'a pas été identifié. Mais des recherches ont montré que les personnes ayant un faible taux de vitamine D ont un sommeil de mauvaise qualité et présentent un risque plus élevé de troubles du sommeil.
7.Tête moite — une transpiration excessive, en particulier au niveau de la tête, ou une modification de vos habitudes de transpiration peuvent indiquer une carence en vitamine D.
8.Perte de cheveux — la vitamine D est essentielle à la prolifération des kératinocytes et joue un rôle important dans le cycle des cheveux. Le récepteur de la vitamine D semble jouer un rôle dans la phase anagène de la croissance des cheveux, ce qui amène les chercheurs à conclure : « Les traitements qui régulent à la hausse le récepteur de la vitamine D pourraient être efficaces pour traiter les troubles capillaires et constituent un domaine d'étude potentiel ».
9.Blessures à cicatrisation lente — les blessures chroniques constituent un défi majeur de santé publique. Aux États-Unis, 2 % de la population est touchée par des plaies chroniques et on estime qu'elles représentent 5,5 % du coût des soins de santé pour le système de santé public britannique, le NHS. La vitamine D favorise la cicatrisation des plaies et la création de la cathélicidine, un peptide qui lutte contre les infections des plaies.
10.Vertiges — des preuves issues de modèles animaux suggèrent que la vitamine D est essentielle dans le développement de l'oreille interne, ce qui impacte l'équilibre et la coordination. L'analyse des personnes souffrant de névrite vestibulaire, caractérisée par des vertiges, a montré des taux de vitamine D sérique plus faibles que chez les personnes sans névrite vestibulaire.
11.Problèmes cardiaques — des études cliniques ont montré que la vitamine D3 améliore la circulation et peut contribuer à réduire l'hypertension artérielle. Dans une étude, les chercheurs ont découvert que la vitamine D3 a également un effet significatif sur les cellules endothéliales qui tapissent votre système cardiovasculaire. Ils ont découvert qu'elle contribuait à équilibrer les concentrations d'oxyde nitrique et de peroxynitrite, ce qui améliorait la fonction endothéliale.
12.Excès de poids — les effets de la vitamine D sur l'obésité n'ont pas été identifiés. Cependant, les données montrent qu'il existe une forte probabilité de carence chez les personnes obèses.
13.Infections récurrentes — de nombreuses études épidémiologiques ont montré qu'une carence en vitamine D peut accroître le risque d'infection et en augmenter la gravité, en particulier dans les infections des voies respiratoires. De nombreuses études ont démontré qu'une carence en vitamine D augmente le risque de maladies graves et de mortalité, en particulier chez les personnes gravement malades.
14.Fonction cognitive réduite — les données montrent qu'une carence en vitamine D multiplie par deux le risque de démence et augmente le risque d'altération des fonctions cognitives.
80 % des personnes atteintes de COVID-19 souffrent d'une carence en vitamine D
La vitamine D joue un rôle important dans le développement et la gravité de nombreuses maladies. C'est pourquoi, dès le début de la pandémie COVID-19, j'ai soupçonné que l'optimisation du taux de vitamine D permettrait de réduire considérablement l'incidence de l'infection et la mortalité au sein de la population générale.
Depuis lors, des preuves de plus en plus nombreuses ont révélé que c'est effectivement le cas, car les chercheurs ont constaté à plusieurs reprises que des taux plus élevés de vitamine D réduisent les taux de tests positifs, d'hospitalisation et de mortalité associés à cette infection.
Une étude, publiée fin 2020, a évalué les taux sériques de 25OHD des patients hospitalisés avec COVID-19 afin d'évaluer l'influence qu'elle pourrait avoir sur la gravité de la maladie. Les chercheurs ont constaté que 82,2 % des personnes atteintes de COVID-19 présentaient une carence en vitamine D (taux inférieur à 20 ng/ml).
Fait intéressant, ils ont également constaté que les personnes en carence présentaient une plus grande prévalence de maladies cardiovasculaires, d'hypertension artérielle, de taux de fer élevés et de séjours hospitaliers plus longs. Une deuxième étude a donné des résultats similaires pour les personnes qui n'ont été testées positives qu'au COVID-19.
En d'autres termes, ces patients ont été testés pour la maladie avec le test PCR, qui donne des résultats faussement positifs notoirement élevés, et n'avaient pas nécessairement de symptômes de la maladie. Pourtant, ceux qui étaient « probablement carencés » en vitamine D présentaient également un risque accru de résultats positifs.
Récemment, des données ont montré que les personnes ayant reçu un complément de vitamine D3 pendant leur hospitalisation avec le COVID-19 avaient réduit les admissions aux soins intensifs de 82 % et la mortalité de 64 %. Note de l'éditeur : cette étude préliminaire a depuis été retirée en raison de « préoccupations concernant la description de la recherche dans cet article », mais une version archivée est toujours disponible.
Avant que l'article ne soit retiré, cette information a incité le député britannique David Davis à demander une réévaluation des recommandations officielles concernant la vitamine D. Il a tweeté : « Les résultats de cette vaste étude bien menée devraient permettre d'administrer cette thérapie à chaque patient COVID dans tous les hôpitaux des latitudes tempérées ».
Il a ajouté que la démonstration de la « relation claire entre la vitamine D et la mortalité COVID est causale » et que son gouvernement devrait augmenter la disponibilité de compléments de vitamine D gratuits pour les populations vulnérables. D'autres experts ont également demandé des recommandations officielles pour la vitamine D.
Il est important de se rappeler que les données montrant que les personnes carencées en vitamine D présentent un risque plus élevé de maladie grave étaient disponibles bien avant la pandémie de COVID-19. Pourtant, des informations qui pourraient suggérer que le revers de la médaille (à savoir la supplémentation en vitamine D) pourrait avoir un effet positif sur la gravité de la maladie peuvent être attaquées.
Il n'y a qu'un pas à faire pour comprendre que si des solutions simples et peu coûteuses, comme la vitamine D, l'hydroxychloroquine et le zinc, peuvent réduire le risque de maladies graves et de décès, les milliards de dollars que les compagnies pharmaceutiques sont prêtes à gagner en vaccinant le monde seraient perdus.
Contrairement aux douloureux rapports sur les effets indésirables des vaccins reçus par le système américain VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), la supplémentation en vitamine D, magnésium et vitamine K2 a été étudiée pendant des années et s'est avérée « bien tolérée ».
De plus, les études sur la vitamine D ont démontré que l'insuffisance et la carence sont associées à un certain nombre de problèmes de santé, sur lesquels vous pouvez trouver plus d'informations dans « La vitamine D est essentielle pour votre cœur » et « La supplémentation en vitamine D permet-elle de prévenir le cancer et les maladies cardiovasculaires ? »
Le magnésium et la vitamine K2 optimisent votre supplémentation en vitamine D3
Dans le passé, j'ai écrit sur l'importance de prendre de la vitamine K2 MK-7 et du magnésium avec votre complément de vitamine D3. Les deux jouent un rôle important dans votre santé générale et dans la biodisponibilité et l'application de la vitamine D dans votre corps. Si vous n'utilisez pas de magnésium et de vitamine K2, vous pourriez avoir besoin de près de 2,5 fois plus de vitamine D, ce que GrassrootsHealth a découvert dans son projet D*action.
Plus de 10 000 personnes ont fourni des informations sur l'utilisation de compléments alimentaires et l'état de santé général à GrassrootsHealth depuis qu'ils ont commencé à mener des recherches à grande échelle sur les nutriments dans la population en 2007.
Ces informations ont conduit à recommander que les taux de vitamine D dans le sang entre 40 et 60 ng/ml (100 à 150 nmol/l) soient sûrs, efficaces et réduisent l'incidence globale des maladies et les coûts des soins de santé. Tel que rapporté par GrassrootsHealth à partir de leurs données :
« ... une quantité de 244 % supérieure de complément de vitamine D a été nécessaire pour que 50 % de la population atteignent un taux de 40 ng/ml (100 nmol/l) pour les personnes ne prenant pas de compléments de magnésium ou de vitamine K2, par rapport aux personnes qui prennent habituellement à la fois un complément de magnésium et un complément de vitamine K2. »
Concrètement, cela signifie que lorsque vous prenez de la vitamine K2 et du magnésium avec de la vitamine D, vous avez besoin de beaucoup moins de vitamine D pour atteindre un taux sain. Vous trouverez plus d'informations sur la relation entre ces compléments, sur la manière dont ils peuvent améliorer les fonctions cognitives et sur leur impact sur la mortalité dans l'article « Le magnésium et la vitamine K2 optimisent votre supplémentation en vitamine D ».
🔎Sources et Références :
- National Institutes of Health, Vitamin D
- Oregon State University, Vitamin D
- Cureus, 2018;10(6)
- GrassrootsHealth Magnesium and Vitamin K2 Combined Important for Vitamin D Levels
- Harvard Gazette, February 15, 2017
- DermatoEndocrinology, 2012;4(2)
- Journal of Neuroscience, 2011;31(39)
- U.S. Pharmacist, 2009;34(3)
- North American Journal of Medical Sciences, 2014;6(8)
- Current Opinions in Clinical Nutrition and Metabolic Care, 2009;12(6)
- Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons, 2018;26(8)
- Cureus, 2018;10(7) Abstract
- Neuropsychiatry, 2017;7(5)
- Cureus, 2018;10(7)
- Clinical Rheumatology, 2007;26:551
- Journal of Internal Medicine, 2008; doi.org/10.111/j.1365-2796.2008.02008.x
- Nutrients, 2018;10(10)
- Science Care, January 10, 2017
- Dermatology Online Journal, 2010;16(2):3
- Advances in Wound Care, 2019;8(2)
- Today’s Wound Clinic, 2016;10(11)
- Biochemical and Biophysical Research Communications, 2016;478(2)
- Frontiers in Neurology, 2019; doi.org/10.3389/fneur.2019.00863
- Science Daily, April 3, 2011
- International Journal of Nanomedicine, 2018;13:455
- Medicina, 2019;55(9)
- Inflammation and Allergy - Drug Targets, 2013;12(4)
- Critical Care, 2014;8(6)
- University of Exeter, August 6, 2014
- JAMA Neurology, 2015;72(11)
- The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 2020; doi.org/10.1210/clinem/dgaa733
- JAMA, 2020;3(9):e2019722
- Preprints, The Lancet, January 22, 2021; doi.org/10.2139/ssrn.3771318
- Europe PMC January 21, 2021
- The Sun, February 14, 2021
- Irish Times, February 15, 2021
- Scandinavian Journal of Rheumatology, 2009;38(2):149
- Journal of Nutrition and Metabolism, 2017;2017:6254836
- GrassrootsHealth.net